Les Nuits sans lumière : “In fénoir pou éklèr nout zarlor”

Les Nuits sans lumière : “In fénoir pou éklèr nout zarlor”

La 11ème édition des Nuits sans lumière est organisée cette année du lundi 8 avril au jeudi 2 mai 2019. Pour (re)découvrir cette initiative qui me tient à coeur, je vous propose une série de reportages* sur l’impact de cet opération sur l’environnement et sur la faune réunionnaise.

Les Nuits sans lumière, c’est quoi ?

Les Nuits sans lumière, c’est le nom donné à une opération annuelle, portée par le Parc national de La Réunion, en partenariat avec la Société d’études ornithologiques de La Réunion (Seor) et avec le soutien du Conseil de la culture, de l’éducation et de l’Environnement (CCEE) . Son objectif : contribuer à diminuer la pollution lumineuse, pour préserver la faune réunionnaise mais aussi pour favoriser les économies d’énergies.

Protéger les pétrels, une espèce endémique en danger d’extinction

Cette opération est organisée chaque année pendant la période d’échouage des pétrels de Barau, une espèce endémique en danger. Je n’ai eu la chance d’en observer qu’une fois, au large de Sainte-Marie. Ils étaient plusieurs dizaines à chasser, un bal étrange que j’ai pris plaisir à observer. En effet, les pétrels se nourrissent en mer mais nichent sur les plus hauts sommets de l’île, comme le piton des Neiges, le Gros Morne ou le Grand Bénare. L’espèce est très sensible à la pollution lumineuse. Selon les estimations, ils ne seraient plus que 6 à 10 000 couples.

Un impact environnemental et sanitaire plus large

Depuis le lancement de la première opération Nuits sans lumière en 2009, les Réunionnais ont pris l’habitude de l’associer aux pétrels. Cependant, en plus de contribuer à la sauvegarde de cet oiseau marin, l’opération permet de limiter la pollution lumineuse, et plus largement l’impact écologique de chacun.

Les Nuits sans lumière ont ainsi un impact bénéfique sur d’autres êtres vivants, comme les tortues marines, les insectes ou encore les reptiles.

Même nous, êtres humains, souffrons de la pollution lumineuse. Le Parc national de la Réunion rapporte ainsi que “plus de 80 perturbations sont reconnues comme conséquence d’une exposition excessive aux éclairages“, parmi lesquels les troubles du sommeil ou de la concentration.

Enfin, les Nuits sans lumière invitent également les collectivités et les citoyens à réfléchir à l’impact de l’éclairage en terme de consommation électrique et donc d’empreinte carbone. Ainsi, dans les communes dd’Outre-mer, l’éclairage public représente à lui seul 58% de la consommation totale d’électricité, selon le parc national.

Plus de 800 pétrels sauvés en 2018

L’an dernier, 25 Nuits Sans Lumière et 102 événements ont été organisés sur le territoire. Au total, ce sont 159 partenaires qui se sont mobilisés, et plus de 2200 personnes qui ont été sensibilisées au cours des différentes actions.
Plus d’un millier d’enfants ont assisté aux lâchers de pétrels, qui restent l’une des actions emblématiques de cette opération d’envergure. Sur les 988 Pétrels de Barau signalés, 879 ont pu être sauvés.
L’impact écologique a également été quantifié : on estime que
820 Mwh ont été économisés, soit 800 tonnes d’émissions de CO2 évitées.

Toi aussi, participe aux Nuits Sans Lumière

Jusqu’au 2 mai, plusieurs opérations sont organisées : lâchers de pétrels, observation des étoiles, etc. Pour consulter le programme, rendez-vous sur le site des Nuits Sans Lumière

*Partenariat sponsorisé*

lapetiteredac

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